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Gustave Eiffel, La tour de trois cents metres, Paris, Lemercier, 1900


Sans remonter à la Tour de Babel, on peut observer que l’idée même de la construction d’une tour de très grande hauter a depuis longtemps hanté l’imagination des hommes. Cette sorte de victoire sur cette terrible loi de la pesanteur qui attache l’homme au sol lui a toujours paru un symbole de la force et des difficultés vaincues.
Pour ne parler que des faits de notre siecle, la Tour de mille pieds qui dèpassait par sa hauteur le double de celle que les monuments les plus élevés construits jusq’alors avaient permis d’atteindre, s’était posée dans l’esprit ingénieurs Anglais et Américains comme un probléme bien tentant à résoudre. L’emploi nouveau du métal dans la construcion permettait d’ailleurs de l’aborder avec chance de succés.
En effet les ressources de la maçonnerie, au point de vue de la construction d’un edifice très élevé, sont fort limitées. Dès que l’on aborde ces grandes hauters de mille pieds, les pressions deviennent tellement considérables que l’on se heurte à des impossibilités pratiques qui rejettent l’edifice projeté au rang des chimères irréalisables.
Mais il n’en est pas de meme avec l’emploi de la fonte, du fero ou de l’acier, que ce siècle a vu naître comme matériaux de constructions, et qui a pris un développement si considérable. Les résistances de ces métaux se meuvent dans un champ beaucoup plus étendu, et leurs ressources sont toutes différentes.